4 avril 2018

Monsieur le ministre de l’intérieur, les cérémonies d’hommage qui deviennent rituelles, ces images de cercueils alignés après les tueries de masse, des décorations remises à titre posthume, ces marches blanches qui témoignent du désarroi devant des crimes odieux, ces hommes et ces femmes qui meurent à la terrasse d’un café ou en faisant leurs courses… C’est le spectacle habituel auquel nous assistons, résultat du laxisme et du laisser-aller contre le terrorisme islamiste.

En un an, vous n’avez fait qu’envoyer les signaux de la résignation, pour ne pas dire de la capitulation. Tout juste une petite loi de police administrative qui ne règle rien !

Vous en êtes à vous vanter, monsieur le ministre – absent cet après-midi – d’avoir expulsé une vingtaine de fichés S ! Mais pour combien de centaines encore en liberté, dangereux et susceptibles de passer à l’acte, aujourd’hui ou demain ? L’impardonnable, c’est ce fatalisme et cette résignation que vous opposez aux terroristes, c’est d’avoir laissé s’installer la haine anti-française, la haine antisémite, la haine homophobe et la haine contre nos forces de l’ordre.

Derrière les mots offensifs du Président Macron, les actes se font attendre pour éradiquer le terrorisme islamiste et protéger nos compatriotes. Vous refusez les mesures plébiscitées par les Français dans un sondage du 29 mars dernier : 72 % des Français sont pour la déchéance de la nationalité ; 80 % pour l’expulsion des étrangers fichés S ; 84 % pour l’isolement des détenus radicalisés.

Monsieur le ministre, nos compatriotes se demandent si le Gouvernement et la majorité ont réellement conscience de la gravité de la situation. Quand allez-vous enfin agir et protéger les Français de manière efficace et durable ?